
Le rideau est tombé, dimanche soir à Fès, sur la 4e édition du Festival de Jazz in Riads, par l'organisation à la maison d'hôtes Mnebhi, d'un concert animé par le célèbre musicien français Didier Lockwood, considéré parmi les grands violonistes de jazz au monde.
Accompagné de trois musiciens d'exception que sont Thomas Enhcoh, une étoile montante du piano, Thomas Bramerie, une référence majeure de la contrebasse et à la batterie, André Ceccarelli, l'un des plus fins maîtres des baguettes au monde, Lockwood a offert aux mélomanes des florilèges de ses plus beaux morceaux.
De l'avis des organisateurs, Didier Lockwood se trouve dans son envie d'explorer tous les horizons. "C'est grâce à sa curiosité naturelle qu'il obtient une véritable ovation pour son spectacle "Omkara", qu'il réalise avec le danseur indien Raghunath Manet".
Outre son talent de musicien incontesté, Lockwood est aussi un excellent pédagogue. En 1972, il remporte le premier prix du Conservatoire National de Calais et le prix de la Sacem dans la catégorie musique contemporaine.
Le Festival de Fès de Jazz in Riads, qui s'ancre aujourd'hui dans les traditions d'animation culturelle et artistique de la ville, a pour objectif de contribuer au développement du tourisme culturel, par le biais de la musique.
L'ambition est de réhabiliter une cité restaurée tout en incitant à sa sauvegarde et à son développement socio-économique ainsi qu'à son épanouissement culturel à l'image de son passé.
Selon les organisateurs, les musiciens talentueux tant américains que français ont excellé dans l'art de l'improvisation musicale. Transmettant les ondes indicibles, ils ont fait d'une rencontre improvisée entre différents courants une adaptation réussie de la musique jazz contemporaine mais à la fois ancienne émergeant comme le négro spiritual des racines profondes et plurielles.
Du prince du violon jazz Didier Lockwood, à Ray Lema, le pianiste-chanteur-passeur africain, en passant par Nguyen Lê, l'une des voix majeures de la guitare fusion contemporaine, cette édition a enregistré également la participation de deux formations à la trajectoire montante, en l'occurrence le groupe Synop-Sis, qui pratique un jazz fusion, héritier du jazz rock des années 80/90, aux tendances world/lounge très actuelles, et Aïssawa-Niyya, une rencontre pleine de promesses entre le jazz du "Quartet Niyya" et les chants et musiques de la confrérie des Aissawas de Fès.
Tout au long du festival une procession a défilé dans l'ancienne médina de Fès avec l'extraordinaire Jaïpur Maharajah Brass Band, venu tout droit du Rajasthan.
Initiée par la Fondation "Esprit de Fès", en collaboration avec le conseil régional du tourisme (CRT) et l'association des Riads de Fès, cette manifestation artistique a pour objectif notamment d'inciter au développement touristique de la ville et de contribuer à l'animation culturelle de la médina de Fès.
Source : MAP