
Fès : Plusieurs chantiers pour le développement.
La capitale spirituelle à l'heure des projets phares.
Différents chantiers à caractère culturel, social et économique, tout aussi importants les uns que les autres, ont été lancés au niveau de la ville de Fès au cours de l'année qui s'achève.
Le lancement des travaux de construction de l'autoroute Fès-Oujda, des programmes de restauration et d'illumination des murailles historiques de la médina, des projets ferroviaires de grande envergure, ainsi que la deuxième tranche de la mise à niveau du réseau d'assainissement liquide et l'inauguration du centre régional d'Interface relevant de l'université Sidi Mohammed Benabdellah et le coup d'envoi donné pour la réalisation d'un nouveau pôle urbain à la zone Aîn Ch'kef, figurent parmi les projets phares lancés dans la capitale spirituelle du Royaume en 2007.
Parmi les projets ambitieux il y a lieu de citer aussi le Programme du développement régional du tourisme (PDRT) qui représente une véritable feuille de route pour la relance du secteur.
La réalisation de ce programme qui est en fait un contrat liant le gouvernement, les instances régionales et les élus, ainsi qu'une nouvelle politique volontariste pour le développement de l'activité à l'échelle régionale, devra assurer à l'horizon 2015 une clientèle de tout âge, soit 1 880 000 nuitées en comparaison avec les 602 000 nuitées actuelles.
Ainsi, Fès aura également une capacité de 10 400 lits au lieu des 580 lits existants et abritera une durée moyenne de séjour de 2,5 (l'actuelle est de 2,1 jours).
La ville enregistrera un taux d'occupation de 58 % dépassant celui enregistré de 34 %. Dans ce sens, l'amélioration du produit touristique vise la création de deux nouvelles zones touristiques dans les quartiers d'Ouislane et de Oued Fès (plus de 3.100 lits), d'une capacité d'hébergement additionnelle en médina à travers la reconversion de maisons à forte charge historique et de "Fondouks en palais et maisons d'hôtes".
Après le PDRT, vient le programme de développement régional d'artisanat (PDRA) qui a fait l'objet d'une convention, signée entre le département de l'artisanat et de l'économie sociale, ainsi que les conseils de la commune, de la préfecture et de la région de Fès-Boulemane.
Ce plan, le premier du genre lancé dans le cadre de la Vision 2015 pour l'artisanat, repose en particulier sur la volonté de faire de la ville de Fès une locomotive pour le développement national du secteur de l'artisanat, et ce, tout en ciblant les produits à fort contenu culturel et en exploitant les atouts exceptionnels de la médina de Fès. Cette stratégie retient comme objectifs à l'horizon 2011, pour l'artisanat à fort contenu culturel, des chiffres d'affaires sur les marchés de l'export (182 millions de dirhams) et des touristes (300 MDH), soit respectivement une augmentation d'environ 500 % et 100 % par rapport à 2006.
Le plan prévoit aussi un chiffre d'affaires consolidé de l'artisanat, au niveau de la région, avec 3,2 milliards de dirhams, soit une progression de 20 % par rapport à 2006, en plus du nombre global des emplois permanents au niveau des acteurs de production de près de 24.500, soit non seulement le redressement de la tendance baissière, mais aussi une croissance des effectifs d'environ 20 %.
Sur le plan industriel et dans le cadre d'une vision stratégique coordonnée entre les différents acteurs locaux et institutionnels pour un développement du secteur, le premier Programme de développement régional industriel (PDRI) a été lancé dans la région avec un espace dédié à l'offshoring "Fès Shore" afin de positionner la capitale spirituelle au sein de la stratégie nationale de développement industrielle "Emergence" et impulser le développement de nouveaux métiers pour stimuler la croissance et le repositionnement de secteurs structurants à fort potentiel et à grande valeur ajoutée.
Ce programme vise, entre autres, à renforcer des secteurs productifs de base, en l'occurrence l'agroalimentaire, le textile et le cuir, la mise à niveau du tissu industriel existant, et à développer l'offre foncière, à travers la mise en œuvre et la réhabilitation des espaces d'activités.
Tendant à promouvoir l'activité industrielle, élaborer un plan d'action hiérarchisé et à définir les besoins en investissements publics et privés et en ressources humaines, le PDRI porte sur la définition de segments de projets industriels, l'identification de niches de projets et des filières à fort potentiel de développement et l'identification de la demande effective et potentielle de l'assiette foncière à aménager pour créer un pôle industriel.
Source : Le Matin