
L’Association marocaine de la médecine du sport va organiser son 1er congrès Euro-méditerranéen les 1 et 2 mai 2008 à Fès, et ce en collaboration avec le Comité national olympique marocain.
Pour donner plus d’informations à ce sujet, l’AMMS a organisé jeudi dernier un point de presse à Témara en présence des membres du Bureau, de certains dirigeants et de plusieurs journalistes.
Après avoir remercié l’assistance de sa présence, le président de l’AMMS, Dr Oussama Boughaleb, a présenté le programme de ce congrès qui s’étalera sur 2 jours :
- Jeudi 1 mai 2008
1re séance : Physiologie du Sport
2e séance : Douleur chez le sportif
3e séance : Lutte antidopage
- Vendredi 2 mai 2008
4e séance : Urgence et sport
5e séance : Traumatologie du sport
6e séance : Rééducation, rhumatologie et sport
- Samedi 3 mai 2008
Post-Congrès : Thermalisme
Ces thèmes seront présentés par d’éminents spécialistes marocains, français, espagnols et italiens.
Le Dr Boughaleb a ensuite présenté un exposé sur le rôle de l’AMMS et ses relations avec certains départements ministériels. Une véritable coopération avec le ministère de la Jeunesse et des sports s'impose pour la simple raison que c'est le département de tutelle de toutes les fédérations au Maroc. L'activité physique et les mouvements de jeunesse nécessitent une coordination pour garantir la sécurité et préserver la santé. Le ministère de la Santé doit s'organiser de façon à permettre à quelque 300 médecins du sport de pratiquer dans un cadre adéquat et non pas au sein de dispensaires ou autres centres de santé. Avec le ministère de l'éducation nationale, le terrain est fertile pour sensibiliser les élèves aux dangers du dopage. Avec d'autres associations et sociétés savantes, il est possible d'organiser des manifestations afin de sensibiliser le grand public.
Au cours de la discussion, le Dr Boughaleb n'a pas mâché ses mots pour dénoncer une situation où la médecine du sport n'a pas sa place au sein des clubs et des fédérations où le sportif court des risques énormes. La mise à niveau du sport national ne peut pas se faire sans qu'il y ait une médecine du sport développée et efficace.
Parmi les mesures proposées par l'AMMS, il faut retenir:
- Créer spécialités au sein de l'Université.
- Permettre à tous les médecins du sport un exercice adéquat de leurs spécialités et profiter de leurs expériences.
- Organiser des séminaires et des congrès afin de permettre à tous les praticiens d'être à jour de toutes les nouveautés au niveau mondial.
- Créer une fédération de la médecine du sport, seul moyen pour la réalisation de tous ses objectifs.
A propos de la création d'une fédération royale marocaine de la médecine du sport, le Dr Boughaleb a affirmé que c'est le rêve de cette jeune association afin qu'elle puisse jouer pleinement son rôle.
A la fin, le Dr Boughaleb a tenu à remercier la commune d'El Harhoura qui a aidé l'AMMS dans l'organisation de ce point de presse.
Au cours de ce point de presse, on a remarqué la présence d'un seul dirigeant en exercice, Faouzi Benallal et Hassan Sefrioui, un ancien dirigeant qui a laissé des empreintes indélébiles dans le paysage sportif au Maroc.
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Ce qu’il ont ditFaouzi Benallal (président de l'UST): «Le médecin du sport doit être présent»
«La médecine du sport doit être présente au sein de toutes les associations où il s'agit de l'exercice physique.
Il faut qu'il y ait de véritables médecins du sport au sein de tous les clubs. Cette association de la médecine du sport est en train de faire un excellent travail qui va dans le sens d'une véritable mise à niveau.»
Hassan Sefrioui (ancien dirigeant sportif): «Il faut combler le vide juridique»
«Je suis de très près la médecine du sport et c'est pour cette raison que j'ai tenu à assister à ce point de presse pour voir comment je peux participer au Congrès Euro-méditerranéen qui se tiendra la semaine prochaine à Fès.
En 1992, lorsque j'étais au CNOM, j'ai créé une commission médicale, car j'étais conscient du rôle que peut jouer le médecin du sport. Ce que j'ai remarqué, c'est qu'il y a un vide juridique.
Tous les ministères et fédérations doivent mettre en place un cadre juridique adéquat pour la médecine du sport.
Le médecin doit être présent partout où il y a une manifestation sportive ou un simple entraînement.
Ce congrès sera le point de départ, car la médecine du sport a un rôle très important à jouer dans la perspective de la mise à niveau.
Il faut voir comment est organisée la médecine du sport chez nos voisins en Tunisie, Algérie, Espagne, France et Italie.
En ce qui me concerne, je suis en train de régler quelques affaires personnelles pour que je puisse revenir prochainement sur la scène sportive.
J'ai toujours milité pour le sport par ma présence quotidienne, par mes réflexions et je reviendrais avec de nouvelles idées.»
Source : Al Bayane