
Après trois mois de travail, l’association pour le 1200ème anniversaire de la Fondation de la ville de Fès lance le programme destiné à fêter 12 siècles d’Histoire du Maroc. Beaucoup de difficultés, mais beaucoup de détermination...
L’association pour le 1200ème anniversaire de la Fondation de la ville de Fès se jette à l’eau. En réalité, après que le Souverain ait nommé Saad Kettani Haut Commissaire de l’association, il y a eu un premier coup d’envoi officiel de la célébration des douze siècles de patrimoine marocain que représente l’histoire de Fès depuis sa fondation et les équipes de l’association n’ont plus cessé de travailler. Mais la tâche n’est pas facile. Il s’agit de revisiter 12 siècles d’Histoire du Maroc selon une approche qui soit à la fois intelligente, accessible et du goût de tous, nationaux et internationaux, jeunes et moins jeunes, lettrés et illettrés... Autant appeler cela mission impossible !
Le top management de l’association tient cependant (comme les héros de la série télévisée), à venir à bout de cette mission impossible. Saad Kettani donne le ton expliquant que « c’est un méga produit culturel porté par Sa Majesté » auquel il se consacre désormais pleinement (« je ne vois presque plus ma petite famille », confie-t-il avant d’ajouter : « mais il faut relever le défi et être à la hauteur de la mission que nous a confiée SM le Roi »). Chahid Slaoui, directeur exécutif, poursuit : « nous vivons ce projet comme une passion ». Et Najat M’jid qui s’est, en quelque sorte, vue confier la mission de porte-parole des autres membres de l’équipe, boucle la boucle en assurant que tous autant qu’ils sont ne vivent plus que pour ce projet.
Après donc que leur lettre de mission leur ait été confiée par le Souverain, Chahid Slaoui explique que des équipes pluridisciplinaires (historiens, hommes de lettres, sociologues, anthropologues, artistes, intellectuels de tous bords, etc.) se sont mobilisées depuis plus de trois mois pour définir un contenu fécond et riche aux manifestations qui devront animer les différentes régions du Royaume tout au long de l’année.
Six axes majeurs structurent le programme de l’ensemble des manifestations programmées.
Le premier axe est consacré à l’Histoire du « Maroc au Féminin » dont les activités démarreront à la fin du moi de mai. Le deuxième axe du programme est dédié à la thématique « Etat, Institutions et Dynasties ». Le troisième au sujet : « Al Karawiyine et les sciences religieuses ». Le quatrième au « Carrefour des sciences savantes et du savoir faire populaire ». Le cinquième axe se penche sur « l’Islam marocain et la Spiritualité ». Il coïncidera avec le mois de Ramadan. Enfin, le sixième et dernier axe traite de « la Convergence et de la pluralité ethnique ». Selon les équipes de Saad Kettani, l’ensemble de ces axes est cimenté par un vecteur qui transcende toutes les thématiques, à savoir « Fès : Repère historique ou l’Esprit de Fès ». Des messages forts sont portés par l’ensemble des activités programmées et ciblent tous les Marocains (MRE compris), avec une attention particulière pour les jeunes.
L’action de l’Association se veut fondée sur trois piliers. D’abord, la communication qui vise la mise en place d’un processus de promotion et d’appropriation de l’Histoire et de la culture marocaines dans leur diversité et leur richesse. Ensuite, l’action sur le terrain qui peut se décliner en événements portés par l’Association ou événements labellisés (sur la base d’appels à projets) célébrés dans les 4 villes impériales - Fès, Meknès, Rabat, Marrakech - en plus de 12 régions du Royaume. Et enfin, troisième pilier, la pérennisation des actions (travaux de réhabilitation ou de restauration du patrimoine bâti, construction de projets durables, investissement dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, ou encore, activités de production en matière d’édition, de production audiovisuelle et de sauvegarde de la mémoire historique...
Un travail, on le voit, colossal qui plus est doit éviter les nombreux écueils des susceptibilités froissées, des conflits de personnes, des instrumentalisations en tous genres et... De l’indifférence. Aussi, l’association tient-elle à mettre à contribution tous ceux qui, par leurs idées et/ou leurs avis, pourraient aider à faire parteger cette réappropriation de l’Histoire du Maroc par tous les Marocains.
Chaque mois donc, une thématique. Ce mois de mai est celui de l’Histoire du Maroc au féminin.
Source : Le Reporter