· Trois soirées de pure magie ont marqué cette 14e édition
· Doukkali, Majda Roumi et Mohamed Abdou ont fait vibré le public
«Le festival a rempli sa mission. Chaque jour, et durant toute la manifestation, de multiples activités intellectuelles, musicales, pour adultes ou enfants, ont été programmées. Bref, il y en a eu pour tous les goûts et toutes catégories.»
Les propos sont de Mohamed Kabbaj, président de la fondation Esprit de Fès, organisatrice de l’événement, lors d’une conférence de presse organisée, samedi dernier, au musée Batha.
En effet, le festival, qui a baissé le rideau sur sa 14ème édition, hier, lundi 16 juin, est resté fidèle à sa mission universelle de paix et de dialogue des cultures. La manifestation a pu créer des passerelles entre cultures et religions, et véhiculer des valeurs de paix. Ce qui lui a valu une distinction des Nations unies. Ainsi, le festival est désormais classé parmi les dix premières institutions dans le monde qui servent la paix. Il contribue également à la dynamisation économique de la ville, à travers la promotion touristique. «Notre but est non seulement de drainer un certain nombre de touristes pendant quelques jours, mais aussi d’associer Fès, ses habitants ainsi que ses artistes, aux spectacles.»
Ces derniers ont connu, de l’avis des observateurs, une grande affluence. Rien qu’à Bab Boujloud, la barre des 200.000 visiteurs a été largement dépassée. Offerts gratuitement au public, les spectacles de cette place, rentrant dans le cadre du «festival dans la ville», ont attiré quotidiennement, et durant dix jours, plus de 15.000 personnes. Lesquels ont vu passer, notamment, Lhajja El Hamdaouiya, Fès City Clan et Hoba Hoba Spirit. Organisées en parallèle au programme officiel du festival, ces soirées n’altèrent en rien l’image et l’identité du festival, mais, au contraire, «s’ouvrent à la population de la ville de Fès en lui offrant la musique qu’elle aime», exprime Kabbaj.
Pour ce qui est de Bab Makina, là aussi, le succès était au rendez-vous, et les spectacles de Abdelouhab Doukkali, Majda Roumi et Mohamed Abdou ont eu lieu à guichets fermés. Plus de 4.000 entrées ont été enregistrées durant les prestations de chacun des trois ténors. Parmi les personnalités de marque qui ont suivi le show de cette star, figurent la princesse Lalla Salma, Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, My Hafid Elalamy, président de la CGEM, Mohamed El Kettani, président d’Attijariwafa bank, Mohamed Benchaâboun, président de la Banque Populaire, et Abdessalam Ahizoune, PDG de Maroc Telecom.
Le lendemain, le sénégalais Ismael Lô a enflammé la scène. Il était accompagné de la confrérie de Hamaschas de Fès. Mais l’artiste le plus attendu, lors de cette édition, fut l’incontournable Mohamed Abdou. Ce Saoudien de 59 ans a chanté ses morceaux les plus connus, mais aussi une chanson dédiée au Maroc et à Fès. Pendant plus de 2 heures, il a été répondu à toutes les demandes. Dans les rangs, les fans répétaient les paroles, pendant que d’autres, emportés par les chants, dansaient et criaient le nom «Abdou». Bref, l’ambiance de fête a régné durant tout le spectacle. A tel point qu’aujourd’hui les organisateurs sont convaincus que la diversité du festival est la clé de son succès. Leur souhait serait de s’ouvrir sur d’autres genres musicaux d’origines diverses. Leur ambition est aussi de donner une nouvelle impulsion à l’évènement tout en lui gardant son cachet spirituel.
Parmi les idées proposées, figure également la création d’une radio du festival. L’objectif de cette antenne serait d’établir une interaction entre les invités du festival (artistes, intellectuels, etc.) et la population de Fès. Outre la ville qui l’abrite, le festival se veut un moteur pour toute la région, et, d’emblée, ses initiateurs pensent à l’extension de ses activités aux autres provinces relevant de la région de Fès-Boulemane. Rendez-vous est donc donné pour la 15ème édition du 29 mai au 6 juin 2009.
Source : Aujourd'hui le Maroc