Fès vibre encore une fois au rythme de la musique à l'occasion de la Journée mondiale de la musique célébrée le 21 juin de chaque année.
La 3e édition de la fête de la musique rassemble aujourd'hui à Fès une centaine de musiciens amateurs et professionnels de tout bord, tous styles musicaux confondus et de différentes tendances, dont Fes City Clan, Cheb Najim, Dar Dmana, Ollie et Bollywood Orchestra.
Elle prendra ses quartiers dans le somptueux cadre de la célèbre place historique Bab Boujloud et la zone Aït Skatou. Et il y aura pour tous les goûts: la musique andalouse, le malhoun et le folklore local, ainsi que d'autres styles musicaux, à savoir rock, électro et autres présentés par de célèbres artistes et orchestres nationaux et étrangers. Initié par le CRT, en collaboration avec la Fondation Esprit de Fès et l'association 1200 ans de la Fondation de la capitale spirituelle du Royaume, cet événement artistique vise, selon les organisateurs, à promouvoir le tourisme culturel de la cité spirituelle ainsi que l'implication des jeunes dans l'animation artistique. « Après le succès rencontré lors des concerts organisés au sein de la ville dans le cadre de la 14e édition du Festival des musiques sacrées du monde, il a été décidé, en collaboration avec les autorités locales, de relancer de nouveau l'animation artistique et socio-économique de la ville et de fêter la journée mondiale de manière à toucher toute la population de la capitale spirituelle du Royaume », précise-t-on.
Ce rendez-vous artistique du début de l'été, devenu désormais annuel est ouvert gratuitement au grand public, ambitionne d'intéresser toutes les couches de la société. Il dotera ainsi Fès d'une véritable manifestation populaire unissant les citoyens, les quartiers, les associations et les professionnels de l'animation venant partager leur passion et faire bouger la ville, le temps d'une soirée. La fête de la musique, avec son riche programme, est une rencontre magique pour les férus de l'art musical et c'est aussi un symbole d'une ville aux multiples festivités.
Par Rachida Bami | LE MATIN