
APRES le terminal 2 de l’aéroport Mohammed V à Casablanca et tout récemment le nouveau terminal de l’aéroport Tanger-Ibn Battouta, l’Office national des aéroports (ONDA) se penche actuellement sur le projet d’extension de l’aéroport Fès-Saïss.
Celui-ci, d’une capacité de près de 500.000 passagers, a montré ses limites. En effet, le trafic aérien au niveau de Fès-Saïss atteint 98 rotations par semaine.
Avec l’arrivée de nouvelles dessertes, notamment celles programmées au départ de Londres, Bruxelles et Milan (
www.leconomiste.com), l’infrastructure d’accueil arrive à saturation. D’où l’idée de la construction d’un nouveau terminal.
Les études pour la conception et l’ingénierie de celui-ci seraient déjà lancées. Selon l’Office, les travaux de rénovation touchent quasiment tout le réseau des aéroports. Pour Fès-Saïss, ceci fait suite à la performance qu’enregistre cet aéroport, depuis 2 ans. Une performance à deux chiffres. «Cette année, nous sommes à + 40% de trafic par rapport à l’an dernier, contre 30% en 2007», indique la direction de l’Office. Et de poursuivre que le programme d’extension de l’aérogare passagers prévoit 25 millions de DH d’investissement. Cet agrandissement vise à pouvoir faire face à l’augmentation du trafic dans les trois prochaines années. Les travaux de construction sont programmés à partir de 2009 et devraient durer une année. L’objectif étant de pouvoir atteindre une capacité de 3,5 millions de passagers par an à l’horizon de 2012.
Au total, quelque 425 millions de DH seront ainsi consacrés à l’extension de l’aéroport de Fès. Comme pour celui d’Ibn Battouta, le terminal 2 de Fès-Saïss sera alimenté, pour une partie de ses besoins électriques, par l’énergie solaire. Un système déjà expérimenté dans le terminal 2 de l’aéroport Mohammed V et dans le terminal 1 de l’aéroport Marrakech-Ménara.
Il est à rappeler que l’aéroport Fès-Saïss a été certifié ISO 9001/2000 en avril 2007. Ce titre lui a été remis pour tous les services rendus aux passagers, aux compagnies aériennes et aux autres usagers, y compris au niveau de la navigation aérienne. Certification maintenue suite à l’audit effectué dernièrement.
L'economiste