
Ambiance de fête lors du dernier concert de Salif Keita au Maroc. C’était dans le cadre du festival des plages qu’organise Maroc Telecom dans plusieurs villes côtières du Maroc. Et c’est la petite ville balnéaire de Mdiq qui a apprécié, le week-end dernier, les charmes de ce musicien hors normes.
Cet auteur compositeur de 59 ans originaire du Mali puise son inspiration dans la musique traditionnelle de son pays. L’artiste avoue avoir bien aimé l’audience marocaine. C’est, en effet, la troisième fois qu’il vient au Maroc. La première, c’était en 2006 lors du Festival des musiques sacrées de Fès.
Déjà venu au Maroc en tant que touriste, il avoue avoir découvert «l’appétit du public» local.
«Au Maroc, on n’a rien à envier à l’Europe», constate-t-il. Cela pour juger le degré de technicité des organisateurs des concerts. Keita est aussi très profondément attaché à ses racines africaines, lui qui déclare que «l’Afrique est le berceau des civilisations».
Keita n’a pas caché son admiration pour la musique marocaine, dont les rythmes, surtout ceux de la musique populaire qui ont beaucoup de sonorités africaines. «Je compte bien m’en inspirer pour mon prochain album» a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu en marge de son concert à Mdiq.
L’artiste, dont la réputation n’est plus à faire, ne manque pas de montrer une extrême modestie en déclarant qu’il a beaucoup à apprendre des artistes marocains, lors de la quête des «meilleures vibrations» que fait l’artiste avant chaque enregistrement. Le concert a réuni samedi dernier plus de 40.000 personnes sur la plage de Mdiq.
Les estivants ont eu en prime le droit d’assister à la prestation du chanteur raï Hilal, une copie presque conforme de Bilal, en attendant la grande soirée du 21 août qui promet d’être haute en sons et lumières. Dans un autre registre, ce sont les stars de la chanson arabe Rami Ayache et Elissa qui seront têtes d’affiche.
A noter que les villes de l’intérieur du pays ne sont pas en reste. Une caravane musicale baptisée «Jawla» leur a été dédiée cet été. A l’Affiche, du raï avec Bilal, Fnair et Najat Aâtabou pour la touche locale et Ostina et Naskoum Band, plus exotiques pour des concerts gratuits.
L'économiste