
L'accent des autorités locales est mis sur la garantie de l'offre des produits en quantité suffisante.
Ramadan est un mois de grande consommation des denrées et produits alimentaire à Fès comme dans toutes les villes du Royaume.
Mais depuis le début du mois, l'accent des pouvoirs publics a été mis sur la garantie de l'offre de tous les produits en quantité suffisante et à des prix raisonnables tenant compte du pouvoir d'achat des citoyens.
Pour le service des Affaires économiques de la wilaya de Fès, il n'y a pratiquement pas de problèmes de rupture des stocks des produits alimentaires et les stocks détenus par les unités de production, les grands importateurs, les grossistes et les grandes surfaces vont répondre aux besoins de la demande locale. «Nous coordonnons avec tous les intervenants pour que les marchés soient bien approvisionnés pour répondre aux attentes des citoyens pendant le mois sacré. Il y a juste un léger manque de “sucre en petits morceaux'' et de fait, il y a eu quelques tentatives de spéculation mais nos interventions ont mis fin à ces agissements de certains commerçants», ajoute-t-on. Le stock des autres types de sucre est disponible localement et couvre les besoins de trois mois.
La ville dispose, selon le service des Affaires économiques de la wilaya, d'un stock de 700 tonnes de “sucre lingot'' et 500 tonnes de celui granulé proposées sur le marché, que ce soit au niveau du petit commerce ou de la grande distribution. Pour les produits à base de céréales, les prix sont inférieurs cette année par rapport à l'année dernière. «“Les disponibilités'' en farine sont de l'ordre de 14.191 quintaux et sont assurées par les minoteries de la ville. Le prix de la farine nationale, subventionnée par la Caisse de compensation, ne devrait pas dépasser les 2 DH le kg, la farine de luxe, dont le prix est réglementé, varie entre 3,5 et 4 DH le kg, alors que la semoule se vend à 8 DH le kg en détail», explique-t-on à la ilaya de Fès. L'approvisionnement est également assuré pour les légumineuses, les légumes (poivrons, tomates, oignons...), les fruits et les bouteilles de gaz ainsi que les produits laitiers (beurre et laits..), et ce à des prix qui devraient être abordables pour les consommateurs.
«Les besoins en lait estimés à 2,3 millions de litres conditionnés sont disponibles grâce à la commercialisation de plusieurs marques sur le marché, déjà approvisionné par de grandes quantités du lait en vrac commercialisé par les laiteries et les colporteurs de même pour le lait en poudre disponible en quantité suffisante», assure-t-on à la wilaya de Fès. En revanche, les huiles connaissent une hausse des prix depuis quelques temps. «Les prix des intrants sont élevés sur le marché international et, de fait, les producteurs nationaux ou importateurs répercutent ces hausses sur le consommateur. Ceci dit, la libéralisation ne veut pas dire anarchie. Nous suivons l'évolution des prix de plus près pour que ces produits soient accessibles aux citoyens», explique-t-on au service des Affaires économiques de Fès. Pour ce qui est des produits avicoles qui sont très consommés pendant le mois du Ramadan, les stocks et les productions seront suffisants pour répondre aux attentes des consommateurs. Les besoins en œufs sont estimés 6 millions d'unités qui seront disponibles eu égard à l'importance de la production régionale.
Mais si le prix de l'œuf n'a pas changé, le prix du poulet connaît une hausse remarquable à cause notamment de la forte demande pendant l'été. Concernant les viandes rouges, l'offre sera constituée de la production locale et les besoins sont estimés à plus de 800 tonnes, dont 500 tonnes pour la viande bovine et 300 tonnes pour la viande ovine. Pour ce qui est des dattes, le service des Affaires économiques de la wilaya de Fès souligne que l'approvisionnement en cette denrée, dont les besoins sont estimés à 1.200 tonnes, sera bien assuré et renforcé par des quantités importantes de dattes tunisiennes et du Moyen-Orient, ce qui pallie le manque observé au niveau de la production nationale. Parallèlement à l'intense activité commerciale pendant le mois sacré, les opérations de contrôle des marchés et des circuits de distribution sont maintenues, voire intensifiées par les agents du contrôle économique pour lutter contre toute pratique illicite et veiller au respect de la loi en la matière. «Des équipes itinérantes et permanentes contrôlent quotidiennement les lieux de commerce.
Nos équipes insistent sur l'affichage des prix et la bonne qualité des produits.
Nous avons mené pendant deux semaines une large campagne de sensibilisation auprès de 350 lieux de commerce répertoriés et classés. Nous avons soulevé 16 infractions et nous avons saisi 717 kg de dattes de mauvaise qualité», déclare-t-on à la wilaya de Fès. L'objectif affiché par les autorités locales de la ville est de lutter contre la spéculation, la préservation du pouvoir d'achat des citoyens et les moyens de garantir un approvisionnement normal du marché durant le mois du Ramadan.
--------------------
Vigilance des contrôleursLe service des Affaires économiques de la wilaya de Fès est habilité à lutter contre les pratiques spéculatives de certains opérateurs commerciaux, ainsi que les hausses illicites des prix. Il y a trois types d'infractions qui sont détectées généralement par les enquêteurs de ce service : le défaut d'affichage des prix, celui de la présentation des factures et la mauvaise qualité. Elles sont sanctionnées soit par des avertissements ou par des amendes allant de 2.000 à 5.000 DH selon le degré de gravité de l'infraction.
Source : Le Matin