Séminaire régional à Fès
Valorisation de la recherche et innovation technologique
Le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique a organisé, vendredi à Fès, un séminaire régional de capitalisation sur "la valorisation de la recherche et innovation technologique".
Ce séminaire, qui réunit un panel d'enseignants chercheurs et de responsables de l'administration marocaine et du monde de l'entreprise, a pour objectif la communication et la diffusion du programme national en matière de valorisation de la recherche et d'innovation technologique, lancé en 2003, par ce département, dans le cadre de la coopération française.
Initiée en partenariat avec le Centre national de recherche scientifique et technique et le ministère de l'Industrie et du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie, cette rencontre s'articule autour de plusieurs ateliers concernant notamment "La propriété industrielle", "L'incubation d'entreprises", "Le réseau de diffusion technologique", et "Les interfaces université-entreprises".
Intervenant en ouverture de ce séminaire, le secrétaire générale du département de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, Mme Latefa Tricha, a expliqué que cette manifestation a pour ambition de rapprocher les chercheurs universitaires de l'entreprise et permettre la création d'un lien réel entre l'université et l'entreprise.
Rappelant les parties prenantes à ce programme, elle a précisé qu'il n'a être mis en place que grâce à l'appui logistique et à l'accompagnement mis en oeuvre par la coopération et les universités françaises.
La responsable a ensuite souligné que le degré de développement se mesure aujourd'hui par la croissance et l'innovation, ainsi que par le nombre de brevets, citant en outre les constats d'une étude réalisée par le ministère, à savoir l'insuffisance du nombre de brevets déposés par le Maroc en comparaison avec des pays comme l'Egypte ou la Tunisie notamment, et, l'inexistence d'une réelle adéquation entre la recherche scientifique et les brevets déposés.
C'est pour cette raison que le programme mis en place par le ministère est important et a abouti à la création et à la professionnalisation des interfaces, de réseaux spécialisés par la mise en place de structures et moyens permettant que les travaux de recherches trouvent preneur, a-t-elle ajouté, soulignant que l'objectif est de faire en sorte que l'université marocaine connaisse un réel développement et une réelle intégration dans son environnement régional et national.
De son côté, l'attaché de coopération universitaire à l'ambassade de France au Maroc, M. José Kobielski, a fait part de la prise de risque dans les domaines notamment de l'innovation entrepreunariale, estimant que la capacité d'innovation est un état d'esprit.
Il a mis en exergue la nécessaire mise en place d'institutions qui ont pour rôle de faciliter l'état d'esprit de création et d'innovation, car sans les institutions rien n'est durable mentionnant à cet égard que, la France s'est engagée aux côtés du Maroc pour faciliter un tel projet de recherche.
Pour sa part, le délégué régional du ministère de l'industrie, du commerce et de la mise à niveau de l'économie, M. Mounir El Hassan a affirmé que les pouvoirs publics ont oeuvré, durant les dix dernières années, à la mise en place d'instruments et de programmes à même de faire de cette composante un facteur de création de la richesse et de l'emploi.
Il a ainsi mis l'accent sur les mesures dont, la création du fonds pour le soutien à la recherche scientifique et au développement technologique, le réseau de diffusion technologique (RDT) créé en partenariat avec la France, a pour vocation de soutenir les entreprises industrielles dans les différentes phases de réalisation de leurs projets de développement à caractère innovant et technologique.
Le président de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdallah, Taoufik Ouazzani Chahdi a, quant à lui, loué la coopération franco-marocaine riche et diversifiée et s'est félicité de la participation active des universités dans ce programme.
Il a de même mis en relief les efforts déployés par son institution qui est un pôle d'excellence qui a aussi créé "une sorte de triangle universitaire" (Fès-Ifrane-Meknès), affirmant que l'innovation et la recherche en générale ne peuvent être effectives que dans un cadre de regroupement.
Source : MAP