- Ils sont initiés par le groupe Afej sur 427 ha
- Lots de terrains, villas avec piscine, logement social... au programme
- Parmi les objectifs : la construction de 8 appartements par jour
La ville de Fès attire de plus en plus de promoteurs immobiliers. De fait, les projets foisonnent. Manquent toutefois la main-d’œuvre qualifiée, les diplômés en génie civil, les ouvriers ou encore les travailleurs de chantier. Aujourd’hui, un maçon est payé jusqu’à 200 DH par jour. Les temps ont donc changé et le secteur a besoin de vrais professionnels dans la menuiserie, la boiserie, l’électricité, la conduite d’engins... «En clair, le secteur a besoin de ressources humaines bien formées et qualifiées».
L’affirmation est de Mohamed Guessous, président du groupe immobilier Afej (Al Fath El Jadid). Ce dernier entend d’ailleurs révolutionner le secteur par l’introduction de nouveaux procédés de construction.
Engagé dans la réalisation de plusieurs projets de logements à Fès, ce groupe a lancé, il y a quelques jours, la commercialisation d’un ensemble résidentiel situé sur la route d’Imouzzer. Baptisé projet Hamza, ce nouveau chantier s’édifie sur 22 hectares. Il est réparti en deux tranches, à savoir Hamza I qui est en cours de construction et Hamza II qui vient d’être lancé.
En effet, l’ensemble résidentiel Hamza I comprend des villas de luxe de 250 à 550 m², des appartements haut standing sur une surface allant de 140 à 400 m², des lots viabilisés de 200 à 1000 m², et plusieurs équipements d’accompagnement.
Initié sur une superficie de 11 hectares, ce projet comprend 87 villas construites avec sous-sol, RDC et étage. La surface de plancher totale est de 420 m² avec garage, piscine et jardin. Le projet compte également 36 appartements haut standing en résidence fermée et sécurisée d’une surface moyenne allant de 220 à 350 m².
Le promoteur met en vente également 66 lots de villas en bandes, jumelées et isolées de 220 à 1000 m². «L’investissement relatif à la réalisation de ce projet est estimé à un milliard de DH», indique Guessous. Et d’ajouter que son groupe dispose actuellement d’une réserve foncière, relevant du périmètre urbain de Fès, de l’ordre de 427 ha. La mise en valeur de ces terrains se fera progressivement entre 2009 et 2013.
«Durant cette période (5 ans), nous comptons investir 20 milliards de DH rien qu’à Fès», souligne le PDG d’Afej.
«L’ensemble des projets que nous bâtissons concerne tous les produits immobiliers (social, moyen et haut standing) surtout dans le créneau du logement, poursuit-il. Poussé par la dynamique de la ville, le promoteur a introduit les dernières technologies (OutiNord, procédés de construction, caméras de surveillance) pour suivre et réaliser ses chantiers tout en respectant les délais. La date de livraison des premières villas est fixée à fin 2010. De gros engins sont depuis déjà quelques mois à pied d’oeuvre sur les 11 hectares destinés à recevoir les villas (R+1) et les lots de terrains viabilisés.
Selon Guessous, la course pour se positionner dans le haut standing et les villas est rude. En effet, ce segment connaît un regain d’intérêt et commence à être investi à Fès. Ici, les promoteurs privés offrent plus de choix aux acquéreurs. Si certains mettent les moyens dans la qualité des gros œuvres (construction antisismique), d’autres payent le prix fort pour la finition. Ainsi, les futures villas profiteront, outre d’une plomberie de luxe, d’un chauffage central et d’une climatisation intelligente.
De nombreux promoteurs estiment que bien que clairement identifié, le besoin en logements villas tarde à être comblé. En fait, rappelons que cette composante cible une large frange de cadres, pas seulement originaires de Fès, mais aussi des personnes qui veulent acquérir une maison secondaire. Tout l’enjeu est donc aujourd’hui de commercialiser ce dont cette clientèle a besoin. Pour ce qui est du reste du marché (social et moyen standing), Afej réalise également des centaines d’unités dans les quartiers Bensouda et Zouagha et au niveau du centre-ville.
Selon le responsable du groupe, les moyens mis en œuvre par sa société vont permettre de réaliser huit appartements par jour dès janvier 2010. «Notre défi est grand, mais il est tout à fait réalisable sachant que le manque en logements est estimé à 50.000 unités rien qu’à Fès».
En tout cas, il semble que ce groupe, qui est présent dans le secteur depuis plus d’une dizaine d’années, est prêt à investir pour répondre aux besoins du marché local. Enfin, il s’investit également dans l’humanitaire à travers l’association Moulay Idriss qui prend en charge la restauration de près de 2.000 maisons délabrées situées en médina.
Source : L'économiste