· La quasi-totalité des écoles vide
· Un taux de 70% dans les collectivités locales, selon les syndicats
· Finances, Justice et Enseignement: les taux entre 85 et 90%
La fonction publique a été paralysée hier mercredi 3 mars. Le mouvement de grève, lancé par l’UMT, la FDT et l’UNMT, a été fortement suivi. Sauf que l’UGTM et la CDT ont refusé d’y participer.
«Le mouvement a été une réussite. Le taux de participation se situe entre 85 et 90% dans la Justice, l’Enseignement et les Finances. Ce taux est de 70% dans les collectivités locales et autour de 50% dans l’Equipement», déclare Abderrahmane El Azzouzi, secrétaire général de la FDT. Même son de cloche auprès de Saïd Mendaris, membre de la Fédération nationale des fonctionnaires de l’enseignement (affiliée à l’UNMT) qui affirme que «le débrayage a été suivi à 100% dans l’Enseignement».
A Fès, «il n’y a pas eu de grève ce mercredi-matin à la Commune urbaine», a tenu à préciser Mohamed Dahbi, secrétaire général de la mairie de Fès. «Le taux de présence des fonctionnaires est de 100%», poursuit Dahbi. Toutefois, à l’Université Mohamed Benabdellah, le personnel administratif relevant des quatre centrales syndicales appelant à la grève (y compris l’UGTM), a brillé par son absence. A Marrakech, plusieurs administrations ont été paralysées. Elles ont répondu à l’appel de grève lancé par la FDT, l’UMT et l’UNMT. Le débrayage a connu un fort taux d’engagement dans la ville, selon les unions locales. Le mouvement a été suivi «par plus de 70% des fonctionnaires et agents de la fonction publique», selon des sources syndicales. Du côté des autorités locales, l’on parle d’un taux de participation moyen de près de 46% dans la fonction publique et de 45,6% dans le semi-public. En revanche, dans les collectivités locales, le taux de participation est estimé à près de 35%. Dans l’ensemble de la région, le taux moyen de participation a dépassé les 40% A Agadir, la commune urbaine était désertée de ses ressources humaines. Le mouvement de grève nationale au sein de la fonction publique a été suivi en masse par les fonctionnaires. Selon un élu, le taux de participation était presque de 100%. Au service de l’enregistrement de la Direction des Impôts, les salariés étaient aussi en grève. A Tanger aussi, le débrayage des fonctionnaires a connu une forte participation, selon des sources indépendantes. L’arrêt de travail a concerné la majorité des corps de fonctionnaires dépendant des secteurs de la Santé, de la Justice, des collectivités locales et de l’Enseignement. Dans les établissements scolaires, les chiffres parlent même d’un taux de participation frôlant les 80%. A noter que les fortes pluies enregistrées hier matin dans la capitale du détroit ont aidé à renflouer la masse des grévistes.
Enfin à Settat, Yassin El Kadi, coordinateur FDT pour les agences urbaines, affirme que les fonctionnaires de ces entités ont très bien suivi la grève en solidarité avec les autres fonctionnaires. Ce dernier affirme que d’autres grèves devront suivre incessamment dans les agences urbaines.
«Sorties unilatérales»
Les syndicats reprochent au gouvernement de faire «des sorties unilatérales pour annoncer les résultats du dialogue social ». Autre revendication, l’application des promotions exceptionnelle à partir de 2003. Les syndicats demandent aussi la révision du statut de la fonction publique, l’alignement des fonctionnaires des collectivités locales sur ce statut et la titularisation des agents temporaires de ces collectivités. Les centrales grévistes sont pour la généralisation des indemnités pour les fonctionnaires travaillant dans des zones éloignées. Pour le moment, cette mesure a profité aux secteurs de la santé et l’enseignement. Selon une source proche du gouvernement, «les pouvoirs publics ont respecté l’agenda du dialogue social. Les autres points tels que l’augmentation des salaires sont prévus pour les prochains rounds».
Source : L'économiste |